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lundi, 18 août 2014 02:00

Versus : Rockwell vs Gueules noires

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Depuis que j’ai commencé à écrire les versus, j’avais pensé à faire ce duel. Or j’avais un souci, je possédais bien Rockwell mais pas Gueules Noires. Ce souci étant réparé je me suis lancé avec grand plaisir dans quelques parties de Gueules Noires afin de bien connaître le jeu avant de rédiger ce versus qui me faisait envie depuis très longtemps.

 

 

 

Point de comparaison : thème

 

Aller au cœur de la Terre, cela fait partie des nombreux rêves de l’humanité, et des auteurs comme Jules Verne ont su sublimer leurs fantasmes dans des romans qui aujourd’hui encore marquent les esprits. Et c’est immanquablement à cette littérature d’aventure et de mystère à laquelle j’ai pensé en voyant Rockwell, tandis que Gueules Noires m’a fait penser à Germinal, autre chef d’œuvre littéraire d’Emile Zola. C’est donc pris entre ces deux visions que j’ai débuté ce versus, entre le ciel et la terre avant de plonger au cœur de notre planète.

 

 

Les deux jeux regorgent d’originalité et de finesse. Dans Rockwell vous devrez gérer le forage du centre de la Terre avec les autres joueurs, tout ceci en plaçant vos ouvriers au bon endroit pour pouvoir effectuer les bonnes actions, sans oublier de vendre au meilleur prix le fruit de vos prospections et d’améliorer votre équipement. Stratégie et gestion sont les maîtres mots du jeu.

Dans Gueules Noires vous devez gérer une mine, en posant vos ouvriers sur les différentes actions que nous propose le plateau central, tout ceci dans le but d’acheter des wagonnets qui nous permettront de récolter le charbon nécessaire pour honorer nos commandes. Placement d’ouvriers et gestion sont les rouages centraux.

Bien que le thème et le contexte soient les même, idem pour la pose d’ouvriers, Rockwell se démarque de son confrère avec son plateau terrestre et sa semi-coopération. Mais Gueules Noires propose des mécaniques extrêmement bien huilées où tout se déroule sans accroc, avec une courbe d’apprentissage intéressante et une durée de vie non négligeable. Autant dire que les deux jeux, bien que proposant des mécaniques différentes sont tout aussi intéressants, et qu’une égalité est de mise ici.

 

 

 

Ayant testé les deux jeux avec le même public, il est clair que Rockwell est malgré tout un jeu moins accessible que Gueules Noires, qui reste un jeu de pose d’ouvriers, classique certes mais efficace, s’adressant à un public familial +. Rockwell n’a pas à souffrir de cette comparaison, car malgré cela ses mécaniques sont parfaitement fluides, c’est juste que le jeu reste malgré tout plus complexe, et moins abordable par tous les publics. Le point revient donc à Gueules Noires.

 

 

 

Voici un point très important dans ce versus, tant il est riche dans les deux jeux. Cependant la boîte de Rockwell a plus tendance à craquer que celle de Gueules Noires, tant elle est remplie. Mais cela a un inconvénient : le temps de mise en place qui du coup est plus long sur Rockwell. Après, au niveau de la qualité graphique, les deux sont tout à fait agréables à l’œil et plongent immédiatement dans l’ambiance, aucun souci de ce côté-là. Pour ce qui est de la qualité de production, c’est la même chose : tous deux offrent un matériel d’une très grande qualité. Cependant au vu de la prolificité du matériel de Rockwell, et parce que celui-ci nous propose le très original plateau concentrique à chevrons, il est normal je trouve d’accorder le point à Rockwell.

 

 

 

Vous pourrez jouer aux deux jeux jusqu’à 4 joueurs, pour des parties allant de 60 minutes pour Gueules Noires à 90 pour Rockwell, quant à l’âge minimum conseillé pour y jouer c’est 14+ pour ce dernier et 10+ pour Gueules Noires. Des informations qui tiennent la route, même si les parties de Rockwell peuvent être un peu plus longues. Mais ce n’est pas le plus important, et certainement pas un point de comparaison valable. Non, ce qui me permet d’accorder un point à l’un par rapport à l’autre, c’est le fait que Rockwell soit moins intéressant à deux joueurs, la faute à un joueur fantôme laxiste, tandis que Gueules Noires est tout aussi intéressant quelle que soit la configuration. Du coup Gueules Noires l’emporte.

 

 

 

Comme je l’indiquais dans le point sur matériel, Rockwell est assez long à mettre en place, du coup cela fait qu’on le sort moins facilement. Tout comme le fait que le jeu à 2 est moins passionnant que dans les autres configurations, alors que de ce côté-là Gueules Noires s’en sort sans souci. Du coup je pense que Rockwell possède une durée de vie moindre, car les occasions de le sortir seront moins nombreuses, et que celui-ci est moins familial que son antagoniste. Du coup j’accorde ce point à Gueules Noires.

 

 

 

Ici l’ambiance va une nouvelle fois prendre les couleurs de la cohésion du thème, car rire avec les mines et les corons serait tout de même assez mal venu. Et pour être totalement franc, les deux jeux vous plongent à merveille dans le thème peu simple qu’ils ont choisi. On se sent vraiment l’âme d’un prospecteur, d’un minier ou d’un industriel, à creuser une mine pour découvrir ses richesses terrestres. L’immersion est vraiment présente et bien représentée. Bien entendu Rockwell et son plateau concentrique apportent un plus original, mais Gueules Noires n’est pas en reste et la gestion géographique de la mine et de ses ressources est tout aussi intéressante. L’un ne surpassant pas l’autre, il est donc normal de conclure sur une égalité.

 

 

 

Kramer et Kiesling se sont superbement débrouillés avec ce thème peu usité, mais compliqué à retranscrire. Bruno Crepeault a quant à lui insufflé une âme et de l’originalité à Rockwell, avec cette idée de creuser véritablement la terre, qui plus est en équipe, intégrant cette notion aux règles, et donnant de la saveur au jeu. Gueules Noires possède des mécaniques hyper bien huilées, mais du point de vue de l’originalité Rockwell l’emporte malgré tout.

 

 

 

Rockwell est vendu au alentour de 45€ tandis que Gueules Noires autour des 35. Certes il y a une différence de prix, mais cela se justifie amplement par la présence d’un matériel vraiment imposant et nombreux dans la boîte de Rockwell. Même si les deux ne jouent pas dans la même cour, et cela sur plusieurs points, je trouve qu’ici il est tout à fait normal de les mettre à égalité tant les prix se justifient.

 

 

 

En toute franchise je me fiche des points et de qui a gagné au final, tout ce que je voulais avec ce versus c’était vous présenter et vous donner envie de jouer à ces deux jeux, qui ont été pour moi deux superbes découvertes cette année (Gueules Noires est sorti en 2013), et j’espère que j’y suis parvenu, ça serait ma plus belle récompense, sincèrement.

Par contre, il est légitime de féliciter Bruno Crepeault qui n’a pas à rougir face aux géants Kramer et Kiesling, et qui a su nous offrir un premier jeu d’excellente qualité.

En conclusion je ne saurais que trop vous conseiller d’essayer par vous-même ces deux jeux, tant les expériences ludiques qu’ils proposent sont intenses et passionnantes pour un joueur.

 

 

Points forts/Points faibles :

 

Rockwell

 + un très bon matériel original
 + une bonne interaction
 + un thème immersif

 - Un jeu à deux un peu trop simple
 - Parties un peu longues

 

Gueules Noires

 + une mécanique très bien huilée
 + un joli matériel, lui aussi original
 + un jeu intéressant quelle que soit la configuration

 - Décompte un peu long
 - Pas d’interaction directe

 

Le tableau récapitulatif :

 

Merci à Quilicus pour sa correction.

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