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mercredi, 06 janvier 2016 00:00

[Critique] Kooba

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Le jeu de mots qui se cache derrière ce titre illustre parfaitement le jeu dont je vais vous parler. Car des coups bas il va y en avoir, caché sous ses airs de petits jeux, les héros que vous allez incarner ne seront pas les derniers à ne pas mouiller leurs chemises afin d’empocher le pactole. En avant l’aventure !

Donjons & bastons

 

Les dragons étaient de sortis ce jour là, d’où ce sous-titre. Plus sérieusement dans coups bas vous allez incarner un aventurier parmi les 5 disponibles, et recevoir un paquet de cartes à votre couleur qui vont vous permettre de combattre les monstres qui habitent le donjon. A chaque tour de jeu on choisit une carte que l’on pose face cachée devant soi, avant de tous révéler son choix en même temps. Tout ceci dans le but de battre le monstre, en additionnant plus de fore que celui-ci. Vos cartes ayant une valeur allant de 1 à 7. Mais voilà, car il y a un mais, si 2 joueurs ou plus ont joué la même carte celles-ci s’annulent. De plus ce sont le ou les joueurs ayant joués les cartes les plus faibles qui remportent la récompenses. Si les joueurs ayant des cartes identiques ne peuvent pas être récompensés, ils pourront cependant subir des dégâts, si la force des héros n’égale pas celle du monstre. De quoi calmer les ardeurs. Le donjon se compose de 3 étages ayant des monstres de plus en plus forts, entre chaque les joueurs récupèrent leurs cartes jouées et seulement à ce moment là.

Voici un résumé du jeu qui comprend la quasi-totalité des règles, mais pour plus de précisions je vous laisse vous reporter à la règle disponible ici

 

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Un donjon en carton

 

Parlons à présent du matériel. Celui-ci tient dans une petite boite aux graphismes s’approchant du style Kawaï avec des personnages mignons et miniaturisés, les monstres étant dans la même veine. Ce qui n’est pas déplaisant et m’a semblé bien correspondre au style du jeu, et coller avec la nationalité de l’auteur et le pays d’origine du jeu. Si les pions sont tout à fait corrects, les cartes bien que toilées m’ont semblé assez fines, mais ce n’est qu’un détail. Tout est parfaitement clair, les couleurs bien distinctes et les monstres proposent des jeux de mots amusants. Une édition de qualité qui sied au jeu.

 

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Les coups bas pleuvent

 

Oui dans Kooba vous n’aurez de cesse de tromper les autres et d’user de perception et de déduction pour réussir à obtenir les meilleures récompenses. Bien entendu les autres tenteront de faire de même. Si les premiers tours sont plus complexes, car tout le monde possède les mêmes cartes, au fur et à mesure des tours les mains vont se vider, et les cartes s’entasser face visible permettant ainsi à chacun de savoir les cartes qui seront potentiellement jouées. C’est à ce moment-là que le guessing entre en jeu. Chaque étage se joue très rapidement, et remet les compteurs à zéro, conserver ses précieux joyaux ne sera pas aisé, car la moindre erreur ou radinerie de carte sera payée au prix fort, surtout en fin de partie. Mais rien ne vous empêche en plus de commenter votre choix de carte, de donner des indices ou bien d’induire en erreur vos compagnons de jeu, car au fond vous avez tous à y gagner … ou presque. C’est ainsi que l’on arrive à des situations comme : j’annonce à voix haute jouer une carte impair, car les autres ont déjà joué leurs cartes impaires, mais d’une valeur ni trop basse ni trop haute en espérant que les autres ne me chipent pas ma récompense. Et tout ceci s’affine au fil des tours.

Les règles sont assez simples, pour autant les novices pourront avoir un peu de mal avec les récompenses et le fait d’être pénalisé en jouant les mêmes cartes. Mais quelques tours suffiront à faire disparaitre les questions. Les enfants ne seront pas en reste et Kooba saura les attirer avec son graphisme, ses monstres et ses parties rapides. Fort heureusement, le jeu se joue très vite, et rien ne vous empêchera de prendre votre revanche. Un jeu d’apéro assurément, mais non dénué d’ambiance et de coups fourrés, sur lequel il sera aisé de revenir et d’enchainer les parties. Car c’est en accumulant les parties que l’on apprend le style de jeu des autres et que le guessing prend sens véritablement, ou du moins s’affine et améliore l’expérience de jeu.

 

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Un donjon à explorer

 

Joué à Kooba m’a irrémédiablement fait penser à Welcome to the Dungeon, pourtant bien qu’ayant des similitudes dans leur thème, les deux jeux sont totalement différents. Il y a du bluff dans les deux, de l’exploration de donjon, mais la manière d’y jouer est totalement différente. Ceux qui apprécient ce style de jeux auront donc 2 représentants différents. Kooba base tout sur le guessing et la prise de risque contrôlé par le biais des cartes jouées, tous les joueurs prenant des risques en même temps et jouant plus ou moins ensemble, enfin en apparence. Il se joue rapidement et s’explique en quelques minutes. Il s’agit d’un jeu d’ambiance avant tout et à ce titre il remplit parfaitement son rôle. Servi par des graphismes tout mignons, il saura ravir le cœur des joueurs qui cherchent un jeu d’exploration de donjon rapide pour jouer à l’heure de l’apéro.

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