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lundi, 22 août 2016 00:00

[Critique] Kodama

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Kodama possède un parcours assez tortueux. Car avant de se nommer Kodama et d’être disponible en France, le jeu de Daniel Solis se nommait Kigi, et était disponible que sur le site drivethrucards. En plus de ne pas avoir le même nom, le jeu possédait un thème différent, du moins au niveau du style graphique, qui était bien plus japonisant. Après avoir été courtisé par plusieurs éditeurs européens, le jeu est enfin sorti en France chez Capsicum Games et voici ce que cela donne.

Lorsque Mononoke rencontre les Korogus

Dans Kodama vous allez faire pousser un arbre. Pour cela vous allez choisir à chaque tour une carte parmi celles proposées et l’ajouter à votre végétal sans recouvrir les autres symboles déjà posés ni toucher plus d’une carte. Une fois posée il vous suffit alors de compter les suites de symboles identiques qui se suivent pour gagner des points. Dans la limite de 10 points possible, ou la carte devra être posée ailleurs. Chaque saison, qui dure 4 tours, une carte est tirée afin d’ajouter un point de règle bonus. De même qu’au début du jeu vous recevrez 4 cartes Kodama, qui grâce à leurs conditions vous permettront de gagner des points supplémentaires, lors des 3 saisons, une carte ne sera donc pas utilisée. Le jeu se joue en 3 saisons, le joueur ayant le plus de points à la fin remporte la partie. Bien sûr il ne s’agit là que d’un résumé des règles du jeu, même si celles-ci ne sont guère plus longues.

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De pousse à jolie feuille

Kodama dispose d’un thème tout mignon, les fameux esprits de la forêt. Les illustrations vont donc dans ce sens et les cartes très ingénieuses permettent de créer de jolis arbres. Les cartes Kodama possèdent parfois des textes un peu plus complexes à comprendre, il faudra donc les lire 2 fois pour bien les saisir. Quant à la liste de score qui serpente, elle fait son office. Grâce à la taille réduite des pions de score et du plateau pour marquer celui-ci, le tout tient dans une petite boite. Pour ma part j’avais une préférence pour le thème japonisant que je trouvais parfaitement raccord avec le jeu, proposant un style graphique proche des estampes. J’aurais préféré retrouver celui-ci, mais il ne s’agit là que d’une préférence personnelle, et non d’un défaut du jeu, qui offre du coup en l’état un aspect plus « enfantin » et moins sérieux.

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Les feuilles d’automne

Notre petit arbre vient juste de sortir de terre et en lui apportant les bonnes cartes il pourra pousser convenablement, tout en nous rapportant un maximum de points. Il faut dire que 3 saisons c’est court pour y arriver, il ne faudra donc pas chômer. La carte de la saison oriente un peu le jeu de chaque joueur, mais la carte Kodama donne une véritable direction plus personnelle. Et petit à petit notre arbre pousse et prend forme, au fil des symboles qui s’entassent parfois sur une mono branche jusqu’aux 10 points, limite qui arrêtent cette progression. Chaque arbre et différent, et l’offre offerte par les cartes influence pas mal les choses, faut-il s’évertuer à faire grandir sa branche principale, ou justement en commencer d’autres afin d’anticiper la suite. Grandir et faire grandir n’aura jamais été aussi intense. Chaque fin de saison est marquée par le choix de la carte Kodama de chaque joueur, et c’est ainsi que l’automne marque la fin de la partie et désigne un gagnant.

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Esprit (de la forêt) es-tu là ?

Kodama sera inévitablement un jeu sujet à discussion si vous jouez avec des joueurs tatillons, car la pose des cartes branches étant libre, certains n’hésiteront pas à remettre en cause cette dernière. Pourtant, les règles sont claires et se comprennent en un clin d’œil, sauf pour les cartes Kodama qui possèdent des pouvoirs assez différents. Et selon les tirages certains joueurs pourront (s’ils sont malins seulement) être avantagés. C’est très léger, mais il est vrai que certaines cartes sont moins évidentes à jouer ou rapportent moins de points que d’autres.

Au niveau de l’âge, le jeu indique 8 ans, ce qui est très bien, mais en allégeant un peu les règles vous pourrez y jouer avec des enfants plus jeunes. Surtout que Kodama les attirent , faire pousser un arbre comme bon vous semble à de quoi faire rêver. En ce qui concerne le public, Kodama est parfaitement accessible à tous et se joue assez vite. Les 10 minutes par joueur indiqué sur la boite ne sont pas erronées. Jouable de 2 à 5 joueurs, le nombre de joueurs a une petite influence, et à 5 joueurs vous risquez de manquer de place. À 3 et 4 joueurs il est très bien, à 2 il est intéressant, mais moins tendu, l’ambiance est moins au rendez-vous, surtout que le risque de mono branche sera plus élevé, car les symboles moins répartis entre les joueurs comme avec un nombre plus important.

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Photosynthèse

Kodama est un jeu très accessible qui possède un thème amusant et surtout très bien rendu par les cartes. Un jeu original qui sera apporté un vent frais sur votre ludothèque. Pourtant, je ne le recommanderais pas à des joueurs tatillons qui pourraient n’avoir de cesse de remettre en question les positions ou textes des cartes (je sais ce que je dis j’en ai fait l’expérience). Pourtant, il serait dommage de ne pas lui donner sa chance, afin de ravir les plus jeunes, les fans de Miyazaki et ceux qui aiment les jeux qui sortent des sentiers battus tout simplement. Un petit jeu très mignon que je vous invite à découvrir.

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