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lundi, 09 octobre 2017 00:00

[Critique] Galérapagos

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Imaginez un mélange entre l’émission Koh Lanta et la série Lost, avec un zeste de Wilson du film Seul au monde et vous obtenez à peu près Galérapagos. Certes ma recette est assez approximative, mais ça vous donne déjà une bonne idée du jeu qui vous attend. À cheval, entre la compétition entre les joueurs, la survie sur une île déserte et quelque chose avec une forme arrondie. En même temps vous n’aurez pas vraiment besoin de plus pour vous en sortir … enfin si vous vous en sortez …

 

Que ce soit à Pagos ou ailleurs ça reste la galère

Vous êtes des survivants sur une ile déserte où un terrible ouragan vous menace de venir souffler votre campement de fortune. Votre but sera donc de fabriquer un radeau afin de vous enfuir, à l’aide de cartes où chacune proposera une seule place, avant de tirer la carte fatale Ouragan. À chaque tour de jeu vous devrez parvenir à nourrir et abreuver en eau chaque survivant, si les rations viennent à manquer il faudra procéder à un vote pour sacrifier l’un d’entre vous. À moins que ce petit fourbe ne dissimulait sous son pagne de fortune, une bouteille ou un sandwich pour sauver sa peau. À votre tour de jeu, vous aurez le choix entre 4 actions : pêcher du poisson (en piochant une boule dans le sac), collecter de l’eau grâce à la carte Météo, collecter du bois en espérant ne pas se faire mordre par le serpent, pour construire le radeau, et enfin fouiller l’épave afin d’y trouver des objets intéressants ou non. Vous devrez donc unir vos forces pour récolter du bois tout en ne mourant pas de faim ni de soif, sachant que dans les cartes Objet il y a des pistolets et des balles qui permettent de tuer les autres si on le souhaite. Tout un programme bien salé. Il existe 3 manières de terminer la partie : en quittant tous l’île en ayant construit assez de place sur le radeau pour tous, lorsque l’ouragan arrive précipitant le départ et limitant souvent le nombre de places sur le radeau, ce qui donnera lieu à un joli massacre, enfin si tout le monde meurt de faim ou de soif, ce qui est tout de suite moins glamour.

Critique de Galérapagos

Des caisses en bois dans une boite en carton

Un plateau, des cartes, un joli sac avec des billes en bois, des pions, voici tout ce que vous trouverez dans la boite. Graphiquement ça reste très joli et frais, et cela, malgré le sentiment de fourberie et les sales coups qui vous guettent dans ce jeu. La jeune fille rigole sur la boite, mais ça doit surement être un rire nerveux vu la situation ou un rire sardonique, car elle va se becquer ce poisson toute seule pendant que les autres se tiennent le ventre de faim. Bref graphiquement ça tient la route sans souci. Mais un effort tout particulier a été apporté à l’édition de ce jeu, car à l’intérieur deux petites boites en carton, décorées comme des caisses en bois permettent de ranger les cartes. De même que les billes ne sont pas en plastique, mais en bois et le sac en toile convient parfaitement au thème du jeu. Le petit support pour les cartes de l’épave n’était pas indispensable non plus, mais ça ajoute de l’immersion au jeu. Nous tenons là une excellente édition qui nous plonge dans l’ambiance du jeu sans mal.

Critique de Galérapagos

Tu vas vite arrêter de rire

Mais quel jeu de salopards ! Excusez-moi, mais c’est la stricte vérité ! Un jeu pour fourbes qui ne s’en cachent pas, véritablement. Vous allez passer votre temps entre l’envie d’aider les autres, récolter vos petits poissons et planches pour le radeau et l’envie de descendre allègrement les autres lorsque le moment de monter sur le maigre radeau sera venu. C’est moche, c’est vilain, mais c’est jouissif pour ceux qui aiment jouer les « gentils-mais-pas-trop-quand-même ». C’est avant tout un jeu d’ambiance, où vous serez assez libre de faire ce que bon vous semble, de créer des alliances, de parlementer, de soudoyer, ou même d’implorer lorsque votre heure sera venue. Désolé vous êtes le survivant faible, au revoir. Surtout que survenir aux besoins de tous ces survivants ne sera pas chose aisée, il y a trop de choses à faire pour la seule action que vous pourrez effectuer à chaque tour, les choix seront donc complexes et incisifs parfois. Il faudra ruser, mentir (un peu), et gérer au mieux sa barque pour s’en sortir, jusqu’au moment de révéler sa véritable identité.

Critique de Galérapagos

Le jeu plait beaucoup aux ados, qui peuvent ici assouvir leur besoin de taquiner les autres, parfois assez violemment, sans que cela n’ait aucune conséquence. Enfin, je dis ça, mais joué quelques parties à la suite et vous verrez naitre quelques vengeances bien senties. C’est d’ailleurs en accumulant les parties que le jeu révèle sa vraie nature, et surtout propose une expérience nouvelle accompagnée par une mécanique interne aux joueurs, cela du sentiment ressenti les uns envers les autres. C’est d’ailleurs un excellent exemple pour démontrer que les jeux de société permettent de vivre des expériences fortes sans conséquence. Les interactions sont fortes et les décisions difficiles et souvent définitives. Un jeu qui ne plaira pas à tous. Il conviendra aussi parfaitement pour une soirée entre amis, si vous ne tenez pas trop à eux, car il ne faudra pas proposer Galérapagos à des gens susceptibles ou mauvaises joueuses sous peine de voir quelques cartes volées ! Il faut dire que de voir les autres voter pour soi ne plait pas toujours. En ce qui concerne la durée de vie, c’est un jeu d’ambiance donc il sera facile de revenir dessus, même si le jeu ne propose aucune courbe d’apprentissage, le hasard venant gérer le jeu en grande partie. C’est un jeu léger dans ses règles (pas dans son ambiance), avec ce que cela implique au niveau profondeur. On peut y jouer jusqu’à 12 (bonjour le bazar), ce qui le fait entrer dans le cercle très fermé des jeux à beaucoup de joueurs. Chaque joueur ne peut faire qu’une action, qui influe sur le jeu de tous, du coup les tours ne seront pas trop longs. 12 c’est peut-être beaucoup, mais même au-delà de 6 ça se joue sans peine.

Critique de Galérapagos

Il est temps de quitter cette île

Galérapagos est un vrai jeu fourbe et dangereux pour les amitiés. Les interactions sont nombreuses, mais peuvent parfois se transformer en règlement de compte. A proposer à des personnes sures. Le jeu est vraiment bien fichu et le thème du jeu ressort très bien, grâce à une édition de qualité et une mécanique bien pensée. Un jeu à réserver aux joueurs avertis, qui prendront un malin plaisir à dégommer les autres et à les voir s’entretuer. Un jeu de méchant je vous l’avais bien dit !

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